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GESTION 2008 - 2014

 



Durant la campagne 2014, nous avons décortiqué la gestion municipale de 2008 à 2014.

Retrouvez dans cette page notre analyse avec la réponse aux arguments de campagne déployés par la majorité sortante.

L'ordre chronologique se fait à partir du bas.

Rien n'a été rajouté  -   Rien n'a été modifié



 

Les impots : vrai, faux… ou approximatif ?
 

 


 

La dette : vrai, faux… ou approximatif ?

Dans la profession de foi de la municipalité sortante, que vous venez de recevoir par la poste, deux ou trois assertions méritent d’être passées au crible du détecteur, sinon de mensonge, du moins de l’approximation, du flou artistique ou du raccourci audacieux.
Regardons donc cela de plus près et commençons par la dette.

La dette, où en est-on ?

 I. La municipalité sortante soutient qu’au cours du dernier mandat, aucun emprunt n’a été contracté.

Vrai ou faux ?
C’est vrai… mais seulement pour le budget principal.
On est tenté de dire : encore heureux qu’aucun nouvel emprunt n’ait été engagé sur le budget de la commune proprement dit ! Il était temps, en effet, d’en finir avec une politique d’emprunt inconséquente se résumant à vendre les bijoux de famille pour rembourser.
A ce propos, il paraît que la vente des Pelindres aurait servi « à investir et non à rembourser l’emprunt » !!!
Evidemment que l’emprunt a servi à investir ! Qui a jamais dit le contraire ? Pourquoi diable emprunterait-on, d’ailleurs, sinon pour investir ? Faut-il rappeler que c’est le seul cas où une commune a le droit d’emprunter.
Et évidemment que la vente des Pelindres a permis de désendetter la commune. C’est d’ailleurs ce que le maire sortant a écrit, noir sur blanc, à la Chambre Régionale des Comptes, pour l’apaiser.
Qui prend qui pour des imbéciles ?


II. La municipalité sortante soutient que le remboursement annuel du capital des emprunts se limite aujourd’hui à 70 000 euros.

Vrai ou faux ?

C’est un tout petit peu vrai et c’est largement faux.
C’est un tout petit peu vrai si l’on considère le seul remboursement du capital, du seul compte principal.
Mais c’est largement faux si l’on considère, d’une part, les intérêts et, d’autre part, les comptes du « camping » et ceux de « l’eau et assainissement ».
En n’oubliant rien des comptes et en ne choisissant pas seulement ceux qui arrangent, le montant réel, complet et sincère de la dette, ainsi que le démontrent les tableaux ci-dessous, n’est pas de 70 000 € mais il est, tenez-vous bien, de : 241 530 € !!!
Et l’encours global, non pas de 700 700 €, mais de 1 590 648 € !!!

La suite, « La vérité sur les impôts locaux » au prochain numéro.

 

 


 

Une histoire de PLU ou la gestion inconséquente

Que s'est-il passé à Mixe ?

Lorsque le Plan local d’urbanisme a été soumis à l’enquête publique les habitants de Mixe ont été saisis de stupeur. Ne découvraient-ils pas que leurs propriétés relevaient désormais de la zone NF, c’est-à-dire d’une zone naturelle forestière, ou toute construction nouvelle serait alors interdite ?
Pourtant, le projet initialement élaboré par la municipalité sortante ne prévoyait rien de tel. Mixe, ancienne paroisse et commune de plein exercice, associée à la commune de Lit en 1825, était une zone constructible depuis des lustres et elle le restait.

Sans doute, les services de la Préfecture ignoraient-ils tout de cette histoire locale. Dans l’examen du projet de PLU qui leur est soumis voilà, en effet, qu’ils s’interrogent  sur la nature de l’habitat à Mixe, qu’ils suggèrent « qu’en l’absence d’éléments de justification, le quartier de Mixe ne peut donc connaître une extension de l’urbanisation » et précisent que « les éléments de justification du rapport de présentation sont à reprendre »

A partir de là, on se perd en conjectures.

- Pourquoi le maire de Lit « et » Mixe ne trouve-t-il rien de mieux à faire que de prendre cette remarque pour une injonction ?

- Pourquoi ne prend-il pas le temps d’expliquer aux services de la Préfecture que Mixe est un bourg au moins…  depuis la plus haute antiquité ?

- Pourquoi, au sein du conseil municipal, aucune voix ne s’élève pour s’émouvoir de la situation et ce malgré la réaction massive des Mixois ?

- Serait-ce qu’après une première annulation du PLU pour faute de procédure, la municipalité  en redoute une deuxième dès lors qu’elle ne suivrait pas ce qu’elle prend - à tort - pour une injonction préfectorale?

Le moins qu’on puisse dire, en tout cas, c’est que le maire sortant aura été peu soucieux des intérêts de ses administrés (suppressions des constructions nouvelles, baisse estimée de 20% de la valeur des constructions existantes et valeur réduite à peau de chagrin pour les terrains non bâtis devenus inconstructibles).

Heureusement, comme on le sait, grâce à la vigilance de quelques habitants, à la mobilisation des Mixois et à la lucidité du commissaire enquêteur, le désastre a été évité et l’erreur réparée.

La conclusion s’impose, néanmoins : l’erreur est réparée, la faute reste.

 

SOURCES:

Plan Local d'Urbanisme 2013 (PLU)

Enquête publique - Rapport du commissaire enquêteur  VOIR

Approbation du PLU - Délibération du conseil municipal du 29 aout 2013  VOIR

 


 

Une histoire d’horodateurs

Lors du dernier conseil municipal, le 30 janvier 2014, le conseil municipal a voté à l'unanimité le remplacement des horodateurs sur le parking payant de Cap de l'Homy.

Ce matériel a 10 ans, mais n'est utilisé que du 1er juillet au 31 août, puis démonté et stocké au sec.

A raison de deux mois effectifs d'usage annuel, ce matériel n'a que 20 mois d'utilisation.

On peut alors supposer que son état doit être proche du neuf.

Les motivations du remplacement de ce matériel demandent à être précisées.

ALTERNATIVE LITOISE, par un courrier du 17 février 2014, demande qu'il soit sursis à l'exécution de cette décision et qu'une étude approfondie soit conduite par un Conseil municipal fraîchement élu.

 

 


 

Une histoire d’eau

 Que se passe-t-il avec l’eau de Lit et Mixe ?

Vous voulez savoir, nous aussi. Tout et n’importe quoi ayant été dit sur le sujet, une délégation d’Alternative litoise a rencontré les responsables de la SOGEDO mercredi 29 janvier 2014  pour savoir exactement ce qu’il en était.

ALTERNATIVE LITOISE : quel est l’état de notre réseau de distribution ?
SOGEDO : le réseau comporte des canalisations de plusieurs natures avec des sections plus ou moins récentes. Il est en relativement bon état, les pertes enregistrées sont largement en deçà de la moyenne.

ALTERNATIVE LITOISE : certains ont remarqué que la coloration de l’eau apparaissait lors de fortes pluies. Une intrusion d’eau souillée venant de l’extérieur est-elle possible ?
SOGEDO : c’est tout à fait impossible, compte tenu de la pression à l’intérieur du réseau,. En cas d’ouverture éventuelle, l’eau ne peut que sortir.

ALTERNATIVE LITOISE : la coloration viendrait-elle alors d’une détérioration du réseau en fonte ?
SOGEDO : absolument pas, le réseau fonte est ancien, mais relativement en bon état. Les colorations les plus marquées sont repérables sur des réseaux récents, c’est le cas du quartier de Malecare  par exemple.

ALTERNATIVE LITOISE :  mais alors que se passe t-il ?
SOGEDO : le forage de Cap de Hé qui alimente la commune délivre une eau chargée en fer, manganèse et ammonium.
Pour l’instant, seul l’ammonium est traité au chlore.
Le fer, qui donne la couleur rouge, et le manganèse, qui donne la couleur noire, se déposent à l’intérieur des canalisations.
Le taux d’ammonium est instable, il lui arrive de baisser brutalement, il y a alors un excès de chlore qui n’est plus absorbé, qui passe dans le réseau et qui décolle les particules de fer et de manganèse accumulées. D’où cette eau plus ou moins colorée au robinet.
Ce phénomène peut intervenir lors des périodes de fortes pluies qui apportent dans les nappes une eau moins chargée d’ammonium, d’où cette coïncidence que certains ont pu remarquer.

ALTERNATIVE LITOISE : ces teneurs en fer et en manganèse sont-elles préjudiciables pour la santé ?
SOGEDO : non, la qualité de l’eau est très surveillée, l’ARS réalise des contrôles réguliers, les taux mesurés sont en deçà des tolérances maximales.

ALTERNATIVE LITOISE : quelle est la solution ?
SOGEDO : pour l’instant, nous ne pouvons qu’effectuer des purges des canalisations en ouvrant un gros débit pour décoller les particules de fer et manganèse. Il suffit à l’usager qui a constaté une coloration, de nous en faire part et nous exécutons immédiatement la purge.
A terme, il faut traiter le fer et le manganèse dans une station qui sera installée au pied  du forage de Cap de Hé. Dés le lancement de cette station, fer et manganèse disparaitront du réseau.

ALTERNATIVE LITOISE : quand ces travaux sont-ils prévus, qui en a la charge?
SOGEDO : ces travaux d’un million d’euros sont prévus courant 2014. La commune est propriétaire du réseau et en a donc la charge financière. Le budget est disponible sur la trésorerie du compte « eau et assainissement ».
Ces travaux prévoient aussi le raccordement du forage de Mounloun sur la station de traitement. Actuellement, seul le pompage de Cap de Hé est opérationnel, en cas de problème grave, il n’y aurait plus d’eau sur la commune.

Pour en savoir plus sur le fer et le manganèse :
Sur le fer :               
http://www.lenntech.fr/data-perio/fe.htm
Sur le manganèse :  
http://www.lenntech.fr/data-perio/mn.htm

Et sur la qualité de l’eau :
http://www.sante.gouv.fr/resultats-du-controle-sanitaire-de-la-qualite-de-l-eau-potable

 


 

Une histoire de digue, ou la gestion désinvolte

Sans sa digue, le courant de Contis divague. Si le courant de Contis divague, il provoque des désordres de toutes sortes : désordre sur le cordon dunaire, ensablage du goulet, retenue d’eau  en amont… Que l’on habite Lit et Mixe, à qui revient la rive gauche du courant, ou à Saint-Julien en Born, dont dépend la rive droite, il est donc recommandé de prendre au sérieux toutes questions relatives à l’entretien de la digue.

Or, malheureusement, là encore, il faut déplorer des comportements étrangement désinvoltes de la part de la municipalité sortante.

En deux mots, la mairie de Lit et Mixe s’est totalement désintéressée de la question des travaux nécessaires sur la digue au motif que la commune n’y avait « aucun intérêt » ! Outre que les habitants des Pelindres, riverains du Courant, apprécieront, c’est une étrange façon d’aborder une question importante.  Elle engage des  dépenses d’investissement élevées, même si la part principale  de ces dépenses est partagée entre l'Europe, l’Etat, la région, le Département et la Communauté de communes. Elle touche à la conservation du littoral. Elle invite à entretenir des relations de bon voisinage avec Saint-Julien en Born.

Tout cela a été superbement ignoré et l’enquête publique conduite sans le moindre concours de notre municipalité.

Jusqu’au jour où le Maire sortant - sans doute rappelé à l’ordre par la Préfecture - aura dû convoquer un conseil municipal extraordinaire et, sans examen sérieux, voter des travaux qui, de toute façon, devaient être engagés.

On a le choix des mots pour qualifier cette manière de « gouverner ». Désinvolte devrait aller.

 

SOURCES

Réhabilitation des digues du courant de Contis

Arrêté préfectoral pour ouverture d''enquête publique  VOIR

Rapport du commissaire enquêteur  VOIR

 


 

Une histoire d'emprunts ou la gestion imprudente

Périodiquement, la cour régionale des comptes exerce son contrôle sur la gestion des communes qui relèvent de son ressort. Dans le rapport qu’elle établit en mars 2009, la Cour constate que le niveau d’endettement de notre commune est très supérieur à ce qu’une bonne gestion, celle dite de « père de famille », exige. En effet, on estime qu’un emprunt est contracté raisonnablement lorsque les recettes courantes et pérennes permettent un remboursement sur une période au plus égale à 15 ans. Au-delà de 15 ans, le contrôleur sonne l’alarme. Or, à cette date, en 2009, la Cour constate que non seulement notre commune est incapable de rembourser sur 15 ans ses emprunts mais que même trente ans n’y suffiront pas !

Heureusement, une ressource exceptionnelle - la vente d’une partie de la forêt communale correspondant au lotissement des Pélindres II – permettra d’éponger la dette.

Autrement dit, pour rembourser les emprunts, on vend les « bijoux de famille » ! Au-delà du bien-fondé d’urbaniser dans cette zone, est-ce une bonne méthode ?

La suite au prochain épisode...

 

SOURCES :

Rapport de la Chambre Régionale des Comptes du 23/04/2009

Lien vers le site  VOIR

Lien direct vers le rapport  VOIR

Lien direct vers la réponse de la Mairie  VOIR

  



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